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Le Blog Fellah Trade

  • Campagne agricole: Production « record » attendue pour la plupart des filières

    cereales-maroc-2018.jpegUne production « record » est attendue pour la plupart des filières à Rabat-Salé-Kénitra lors de cette campagne agricole.

    Une production des céréales d’automne “record” dépassant les 15 millions de quintaux (qx) est attendue dans la région de Rabat-Salé-Kénitra au titre de la campagne agricole 2017-2018, avec des pics allant jusqu’à 70 qx/ha pour des agriculteurs pilotes et un rendement moyen de 31 qx/ha, a indiqué la direction régionale de l’agriculture de Rabat-Salé-Kenitra. 

    La production récoltée des trois principales céréales a atteint 12,53 millions de quintaux (81%) à la date du 9 juillet pour une superficie de plus de 490.300 ha, souligne la direction notant que cette production est répartie à hauteur de 9,25 millions qx de blé tendre, 2,2 millions qx d’orge et 1,05 million qx de blé dur.

    L’opération de moisson se poursuit dans de bonnes conditions et devrait gagner en rythme journalier avec la hausse progressive des températures dans les zones de production, explique la même source, relevant que pour les légumineuses, la production prévisionnelle est de 546.000 qx pour une superficie récoltable de 48.700 ha, sachant que la récolte a concerné près de 62% de la superficie, assurant environ 67,5% en termes de production.

    Concernant les cultures sucrières, l’opération d’usinage s’opère suivant un rythme soutenu. La production prévisionnelle est de l’ordre de 433.000 tonnes pour la betterave à sucre et 702.000 tonnes pour la canne à sucre sur des superficies récoltables respectives de 12.636 et 7556 ha, poursuit la même source, faisant savoir que les tonnages réceptionnés à ce jour atteignent des taux importants de 87% pour la betterave à sucre et 86% pour la canne à sucre.
    En termes de rendement, les résultats obtenus actuellement dépassent les prévisions. Les rendements connaissent une amélioration très importante par rapport à la campagne précédente, avec 58 t/ha pour la betterave à sucre et 70 t/ha pour la canne à sucre, rappelle la direction, relevant que des pics de rendement de 140 t/ha pour la canne à sucre sont enregistrés sur des parcelles équipées en goutte à goutte.

    Quant aux conditions climatiques, elles ont été très propices pour la réalisation d’une bonne campagne agricole dans la région. Avec un cumul pluviométrique en nette augmentation de 27 % par rapport à la campagne précédente.

    Les résultats probants de cette campagne sont le fruit de la conjonction de plusieurs facteurs entre autres, l’étroite collaboration, la bonne coordination et l’engagement confirmée des différentes parties concernées, la mobilisation en quantité suffisante d’intrants agricoles et le déroulement de l’irrigation sans contraintes majeures.

    Source : www.agrimaroc.ma

  • Valorisation des sous-produits agricoles en Côte d'Ivoire

    drapeau-cote-ivoire.jpgLa Côte d’Ivoire produit 16,7 millions de tonnes de sous-produits agricoles.

    La Côte d’Ivoire, qui produit 16,7 millions de tonnes de résidus issus essentiellement du cacao, du coton, de l’huile de palme et du caoutchouc, projette de générer par an 1.645 mégawatts (MW) d’énergie biomasse.

    L’exportation et la transformation de produits agricoles en Côte d’Ivoire génèrent une grande quantité de résidus qui constituent la biomasse, matière organique d’origine végétale (microalgues incluses), animale, bactérienne ou fongique (champignons), utilisable comme source d’énergie, selon des données prévisionnelles rendues publiques vendredi.

    Côte d’Ivoire Energies, entité publique en charge de la promotion des technologies efficientes en matière énergétique, estime le potentiel de résidus de cacao à 13 millions de tonnes par an, 0,2 million pour le coton, 2,5 millions pour l’huile de palme et 1 million pour le caoutchouc, soit 16,7 millions de tonnes avec une puissance électrique totale évaluée à « 1.645 MW et un rendement moyen de 25% ».

    Une feuille de route a été établie et devrait permettre à la Côte d’Ivoire d’atteindre l’objectif de 42% d’énergies renouvelables d’ici à 2030 soit 26% pour les projets hydroélectriques et 16% pour les autres énergies (solaire, bioénergie, éolienne).

    Le gouvernement a d’ailleurs annoncé des plans pour inclure la production d’énergie alimentée par la biomasse dans mix énergétique.

    L’Etat a récemment lancé des appels d’offres pour la biomasse de coton et de cacao, deux matières premières dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. la Société des énergies nouvelles (Soden) qui pilote un projet de centrale à biomasse devrait « démarrer en 2023 à Divo (centre) avec une puissance installée de 60 à 70 MW ».

    Un accord tarifaire a été signé en décembre 2017 pour la centrale à biomasse de Biovea estimée à 46 MW, la première de son genre dans le pays, développée par Biokala à Aboisso, dans le sud-est ivoirien. Cette centrale devrait utiliser 400.000 tonnes de déchets d’huile de palme pour produire près de 288 Gwh d’électricité par an.

    Source : www.agrimaroc.ma

  • Le rôle des infrastructures vertes dans la lutte contre le changement climatique

    Depuis 2001, la Terre a connu selon la NASA (a) 16 des 17 années les plus chaudes jamais enregistrées depuis la fin du XIXe siècle. La lutte contre le changement climatique est une priorité mondiale : presque tous les pays ont signé l’accord de Paris de 2015, dont l’objectif premier est d’éviter que la température du globe n’augmente de plus de 2 °C par rapport à l’époque préindustrielle. Cependant, les effets les plus graves du réchauffement climatique se font déjà sentir, et la résilience doit être renforcée.
     
    Comment atteindre à la fois les objectifs d’atténuation et d’adaptation ? En développant, notamment, des infrastructures « vertes ».

    Réduire les émissions des infrastructures

    Par exemple, il est possible de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur des transports, actuellement le deuxième plus gros pollueur au monde, en investissant dans des solutions propres et à faible consommation énergétique.

    Les avancées sont déjà visibles. Pas moins de 61 % des obligations climatiques, qui pèsent 895 milliards de dollars selon la Climate Bonds Initiative (a), sont consacrés à des projets de transport écologique : véhicules électriques, infrastructures moins polluantes sur les réseaux ferroviaires publics, etc.

    Cette dynamique s’observe également dans d’autres segments des infrastructures. Les bâtiments, en particulier, ont besoin de quantités d’énergie considérables, ce qui contribue aux émissions de GES. Les projets de bâtiments verts cherchent à réduire l’impact environnemental des bâtiments sur toute leur durée de vie, grâce à des solutions permettant d'économiser de l'eau et de l’énergie (compteurs intelligents et éclairage à LED, par exemple).

    Un nombre croissant de technologies propres sont en cours de développement, et les infrastructures à forte consommation de charbon et d’énergie pourraient connaître encore quelques transformations radicales. On peut aussi s’attendre à ce que les infrastructures vertes continuent de progresser grâce aux financements supplémentaires qui découleront de l’accord de Paris et à l’intensification des efforts de réduction des émissions de GES.

    Renforcer la résilience

    Cependant, outre ces mesures d’atténuation, il est de plus en plus urgent de remédier aux conséquences du changement climatique, c’est-à-dire de s’y adapter. En raison du risque de phénomènes météorologiques extrêmes, et des évolutions à long terme et de la variabilité des régimes climatiques provoquées par le réchauffement, les projets d’adaptation cherchent à renforcer la résilience des bâtiments, des infrastructures critiques (comme les transports) et, surtout, des populations.

    Il s’agit par exemple de construire des routes et des voies ferrées à l’épreuve du climat, ou encore des digues contre les inondations sur le littoral. Soit autant de dispositifs qui contribuent à la protection des populations face à des catastrophes naturelles qui s’aggravent sous l’effet d’un climat en mutation. Après l’ouragan Katrina, par exemple, la reconstruction de la Nouvelle-Orléans a été longue et coûteuse. Une infrastructure résiliente permet des opérations de secours plus rapides et évite de lourdes dépenses à la collectivité.

    La COP23

    La 23e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (la COP23), qui s’est tenue ce mois-ci à Bonn, a souligné l’importance de ce type de projets d’infrastructure. Le financement d’initiatives d’atténuation et d’adaptation était l’un des piliers de la COP23 :  les Fidji, qui ont assuré la présidence de la conférence avec l’appui de l’Allemagne, ont procédé à une émission obligataire équivalent à 50 millions de dollars américains pour financer des projets climatiques (a), avec l’aide du Groupe de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC). Ces obligations « vertes » financeront notamment des écoles et des hôpitaux résistants aux phénomènes météorologiques, ainsi que des ouvrages anti-inondations dans les régions côtières et les vallées fluviales vulnérables, afin de protéger les habitants des Fidji des effets du réchauffement de la planète. Les Fidji sont le premier pays en développement à émettre une obligation verte souveraine, qui vient étoffer un marché en pleine croissance, chiffré à environ 220 milliards de dollars .

    En conclusion, les projets d’infrastructure verte ont un double bienfait : ils atténuent les émissions de GES et renforcent la résilience contre les conséquences du réchauffement planétaire. Et, ce faisant, ils incitent les populations et les pays à trouver ensemble des stratégies communes de lutte contre le changement climatique.

     

    Source: World bank

    Image: DocPlayer.fr