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Le Blog Fellah Trade

  • Relance de la filière "Légumineuses" dans la région de Settat

    legumineuses.jpgL'INRA mobilise une équipe dans la région de Settat afin de relancer la filière des légumineuses qui est en baisse depuis quelques années.
    Dans les années 1960, le Maroc était l’un des premiers exportateurs de fèves, pois chiches et lentilles au monde : 1 million de quintaux passait les frontières. Si la production nationale atteignait 4,5 quintaux dans la décennie 1970, elle a chuté à 3,5 million lors de la campagne agricole 2014-2015. Les agriculteurs auraient délaissé cette filière en raison de sa faible rentabilité et des risques de maladies élevés.
    Aujourd’hui, le Maroc est devenu importateur de légumineuses pour couvrir ses besoins alimentaires. C’est pour cette raison que les pouvoirs publics essaient de relancer cette filière. Pour ce faire, des moyens matériels et financiers ainsi que des mesures initiatives ont été lancés. Parmi eux, l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) met son savoir-faire au service des agriculteurs notamment en matière de préservation des récoltes et de lutte contre les maladies qui infestent les légumineuses.
    Dans la région de Settat, grande productrice de fèves, pois chiches et lentilles , une équipe d’agronomes-chercheurs a été mise en place par l’INRA. Le but de cette unité est de sensibiliser les fellahs aux méthodes qui peuvent diminuer la sévérité des maladies qui affectent la filière des légumineuses, voir les éradiquer. Selon Mohamed Boughlala, agronome-économiste à l’INRA de Settat et responsable de la coordination des actions de cette équipe, «l’objectif est de sensibiliser les fellahs de la région à l’importance des cultures de légumineuses tant au niveau de la sécurité alimentaire nationale qu’à celui des revenus».

    Source : www.agrimaroc.ma

  • Petits fruits rouges: Premier Festival National à Larache

    fraises-maroc.jpg

    Sous le thème « valorisation des petits fruits rouges dans le cadre du PMV, levier de développement agricole » a été organisée à Larache du 16 au 19 mars 2017, la première édition du festival national des petits fruits rouges. Les professionnels de la filière et les institutionnels ont pu pendant 4 jours, exposer aux visiteurs leurs produits et services liés à cette filière de la plus haute importance pour la région et pour ses activités liées à l’agriculture.

    Cette importante manifestation a enregistré la participation de nombreuses sociétés agricoles spécialisées qui ont exposé les moyens de production les plus récents ainsi que les dernières techniques modernes, utilisés dans le domaine des petits fruits rouge. Des sociétés de transport, des pépiniéristes ainsi que de 80 associations professionnelles représentant l’ensemble des régions du pays étaient présents lors de ces journées. Le festival s’est étalé sur une superficie de 6.000 m2 dont 4.650 m2 couverte. Il comprenait deux pôles :

    • Un pôle réservé aux producteurs des petits fruits rouges et aux sociétés agro-industrielles et à l’exposition des produits de terroir de 80 coopératives agricoles représentant les différentes régions du royaume et espace institutionnel ;
    • Un pôle intégrant une salle de conférences et un espace réservé aux fournisseurs des intrants et matériel agricole, sociétés logistiques, pépinières,…;
    • Un espace de l’Office National du Conseil Agricole Cet évènement s’est tenu dans la ville de Larache, capitale d’une province qui fait partie du plus grand bassin de production des petits fruits rouges au Maroc. En effet, ces derniers occupent dans le périmètre du Loukkos, une superficie de 4.000 ha dont 2.800 de fraisier, 800 de myrtille et 400 de framboisier. La production totale des petits fruits rouges y avoisine les 130 000 tonnes annuellement, concentrant de ce fait 80 % de la production nationale.

    La filière a fait preuve d’un fort dynamisme à l’export, puisque le volume exporté en petits fruits rouge représente 75 % de la production totale des fraises, 90 % des framboises et 95 % myrtilles. Les marchés d’exportation sont très diversifiés, au total 30 pays destinataires : 16 pays de l’Union Européenne et les pays du Golf, Australie, du Nord d’Afrique et de l’Amérique Latine. Il faut signaler que cette filière joue un rôle socio économique primordial dans la province. Elle réalise annuellement un chiffre d’affaires estimé à 1,5 Milliards de dirhams avec la création de 4 Millions de journées de travail. De même, elle connait un développement soutenu malgré sa récente introduction au nord du Maroc. Ce développement est dû à la conjugaison de plusieurs facteurs : les conditions édapho-climatiques favorables au développement des petits fruits rouges, la disponibilité des ressources hydriques, l’existence d’une importante infrastructure de valorisation et d’exportation, la proximité de l’Europe, la disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée.

    La filière a dépassé les objectifs fixés Un contrat programme primeurs a été conclu en 2009 entre l’Etat et les Associations professionnelles concernées visant à l’horizon 2020 d’atteindre pour les fruits rouges, une superficie de 8.900 Ha et une production de 360.000 T par an, dont 80.000 T destinées à l’exportation. Les objectifs du contrat programme ont ainsi été dépassés. La filière a connu une très grande évolution lors des dernières années. En effet, au cours de la campagne 2015-2016, la superficie de fruits rouges a dépassé 8.900 ha et la production a totalisé 268.000 Tonnes dont plus que la moitié est concentrée au niveau du périmètre du Loukkos. L’encadrement de cette filière est assuré par deux associations professionnelles membres de la FIFEL : l’Association Marocaine des Conditionneurs Exportateurs de Fraise (AMCEF) et l’Association Marocaine de Production des Fruits Rouges (AMPFR) qui veillent à la mise à niveau des entreprises agricoles, la diffusion des informations sur le marché, l’amélioration du niveau technique et organisationnel des entreprises agricoles et la participation à la formation des agriculteurs et des agro-industriels.

    La filière des petits fruits rouges (fraise, framboise et myrtille) joue un rôle socio-économique important. Elle montre également une grande dynamique à l’export grâce à la forte demande de la part des pays européens en particulier. Activités scientifiques En plus des visites de terrain à des fermes modèles, spécialisées dans la production de myrtille et de framboise, deux journées scientifiques figuraient au programme du festival avec pour but de donner l’occasion pour les professionnels, producteurs et chercheurs de débattre sur les perspectives de développement de la filière des petits fruits rouges. Elles ont connu la participation d’intervenants marocains et étrangers et ont abordé des thèmes de la plus haute importance pour les professionnels. On peut citer parmi ces interventions :

    • Les variétés des petits fruits rouges utilisées actuellement au périmètre du Loukkos
    • La commercialisation des petits fruits rouges
    • Choix des variétés des petits fruits rouges adaptées aux zones de production à hiver doux
    • Les nouvelles variétés des petits fruits rouges
    • Les réalisations et les perspectives de la recherche agronomique
    • La fraise au périmètre du Loukkos entre le passé, le présent et le futur • Vision et expérience du modèle du centre de technologie dans l’industrie alimentaire
    • La situation actuelle de l’organisation des producteurs des petits fruits rouges
    • La nouvelle loi des coopératives
    • L’agrégation agricole dans la filière des petits fruits rouges
    • La protection végétale des petits fruits rouges

    L’encadrement sanitaire des petits fruits rouges

    Chacune de ces deux journées a été suivie par des discussions entre les participants, concernant la situation actuelle du secteur et les perspectives d’avenir ainsi que les questions relatives à l’encadrement et à l’organisation professionnelle. Elles ont aussi abouti à des recommandations de nature à améliorer les pratiques. Par ailleurs, et vu la réussite de cette manifestation dans sa première édition et vu la participation massive des nombreux visiteurs, le festival des petits fruits rouges ambitionne de figurer désormais comme événement incontournables des opérateurs de cette filière dans l’agenda annuel des salons et foires agricoles organisés au niveau national et international. Cette première édition du festival s’est fixé comme objectifs :

    • Création d’un espace de promotion et d’investissements dans la filière des petits fruits rouges ;
    • Echanges d’expériences et des connaissances entre les différents opérateurs de la filière ;
    • Développement des partenariats et de communication entre les différents producteurs, fournisseurs, exportateurs et intermédiaires marocains et étrangers ;
    • Découverte des différents produits de la filière et nouvelles technique mises au point pour l’amélioration de la productivité et de la qualité petits fruits rouges frais et transformés.
    • Identification des axes d’interventions pour le renforcement de développement de la filière en exploitation des larges potentialités existantes.

    Source : Agriculture du Maroc

  • Programme de développement agricole 2017 : opération de plantation de Cactus

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    Lancement de l’opération de plantation de Cactus sur 1350 ha. Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, l’avancée de la désertification et la raréfaction de l’eau, il est indispensable  de se focaliser sur les moyens et les mécanismes d’adaptation et d’atténuation de l’impact de ces phénomènes sur les ressources naturelles et sur la sécurité alimentaire.

    Ainsi, les projets pilier II du Plan Agricole Régional dont la philosophie s’inscrit parfaitement dans la gestion des risques liés aux aléas climatiques et dans l’adaptation et l’atténuation des effets du changement climatique, se sont fixé comme objectifs d’élargir la diversité des systèmes de production et de reconvertir les systèmes de cultures peu performants dans les zones arides et montagneuses vers des cultures alternatives telles l’arboriculture fruitière ou le cactus.

    De ce fait, la région de l’Oriental a adoptée dans le cadre des projets pilier II, un programme ambitieux de reconversion avec le lancement de 43  projets de reconversion en arboriculture fruitière dans la région  et de 2 projets de plantation et de valorisation de cactus dans la préfecture d’Oujda Angad et la province de Taourirt sur une superficie de 1 746 ha.  En 2017,  la région de l’Oriental commence à accorder plus d’attention à l’extension du Cactus par la programmation de 2 autres projets d’extension et de valorisation du cactus dans les provinces de Guercif et Jerada  sur une superficie totale de 2 690 ha.

    Et comme le cactus commence à s’inscrire au cœur des priorités du Plan Agricole Régional à travers la mise en œuvre des projets de production et de valorisation du cactus dans des zones enclavées et éloignées, Messieurs Le Wali,  le Gouverneur de la province de Taourirt et le président du Conseil Régional en compagnie de Monsieur  le Directeur Régional de l’Agriculture ont lancé ce lundi 27 février 2017, les travaux de plantation de 600 ha du cactus  dans la commune rurale de Mestegmer d’un total de 1 350 ha prévus  dans le cadre du projet de plantation et valorisation du cactus dans la province de Taourirt.

    Ce projet qui profitera à 4 Communes Rurales de la province de Taourirt à savoir AhlOuedZa, Mestegmer, MelgElouidane et Goutitir, soit un total de 284 bénéficiaires est réalisé avec un coût global estimé à 16.3 millions de DH.

    Le projet prévoit d’impacter positivement la production du cactus avec un totale de 13 500T, d’atteindre un revenu de 10 000dh/ha  et de créer 30 000 Journée de travail supplémentaire en période de croisière.

    Ce projet  tend également à promouvoir, valoriser les produits de base de cactus et renforcer les moyens de conditionnement et de commercialisation à travers la création d’une unité de valorisation du cactus d’ici 2020. Ainsi, de cette unité de conditionnement se situent, quant à elles, à plusieurs niveaux, les productions devront atteindre 5000T de confiture, 5000 litre d’huile de cactus, 1000T d’aliments de bétail et le conditionnement de 500T de jeunes raquettes.

    Le Cactus joue un rôle prépondérant sur le plan socio-économique de certaines régions et est une alternative d’envergure pour lutter contre la sécheresse et la désertification grâce à ces capacités d’adaptation aux conditions des milieux les plus critiques (aridité du climat, chaleur, terrains pauvres). Cette plante présente également de nombreuses possibilités, du fourrage pour le bétail en passant par l’eau stockée dans ses raquettes  et les produits alimentaire, cosmétiques  ou thérapeutiques dérivés.

     

    Source : www.agrimaroc.ma