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Le Blog Fellah Trade - Page 3

  • Le rôle des infrastructures vertes dans la lutte contre le changement climatique

    Depuis 2001, la Terre a connu selon la NASA (a) 16 des 17 années les plus chaudes jamais enregistrées depuis la fin du XIXe siècle. La lutte contre le changement climatique est une priorité mondiale : presque tous les pays ont signé l’accord de Paris de 2015, dont l’objectif premier est d’éviter que la température du globe n’augmente de plus de 2 °C par rapport à l’époque préindustrielle. Cependant, les effets les plus graves du réchauffement climatique se font déjà sentir, et la résilience doit être renforcée.
     
    Comment atteindre à la fois les objectifs d’atténuation et d’adaptation ? En développant, notamment, des infrastructures « vertes ».

    Réduire les émissions des infrastructures

    Par exemple, il est possible de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur des transports, actuellement le deuxième plus gros pollueur au monde, en investissant dans des solutions propres et à faible consommation énergétique.

    Les avancées sont déjà visibles. Pas moins de 61 % des obligations climatiques, qui pèsent 895 milliards de dollars selon la Climate Bonds Initiative (a), sont consacrés à des projets de transport écologique : véhicules électriques, infrastructures moins polluantes sur les réseaux ferroviaires publics, etc.

    Cette dynamique s’observe également dans d’autres segments des infrastructures. Les bâtiments, en particulier, ont besoin de quantités d’énergie considérables, ce qui contribue aux émissions de GES. Les projets de bâtiments verts cherchent à réduire l’impact environnemental des bâtiments sur toute leur durée de vie, grâce à des solutions permettant d'économiser de l'eau et de l’énergie (compteurs intelligents et éclairage à LED, par exemple).

    Un nombre croissant de technologies propres sont en cours de développement, et les infrastructures à forte consommation de charbon et d’énergie pourraient connaître encore quelques transformations radicales. On peut aussi s’attendre à ce que les infrastructures vertes continuent de progresser grâce aux financements supplémentaires qui découleront de l’accord de Paris et à l’intensification des efforts de réduction des émissions de GES.

    Renforcer la résilience

    Cependant, outre ces mesures d’atténuation, il est de plus en plus urgent de remédier aux conséquences du changement climatique, c’est-à-dire de s’y adapter. En raison du risque de phénomènes météorologiques extrêmes, et des évolutions à long terme et de la variabilité des régimes climatiques provoquées par le réchauffement, les projets d’adaptation cherchent à renforcer la résilience des bâtiments, des infrastructures critiques (comme les transports) et, surtout, des populations.

    Il s’agit par exemple de construire des routes et des voies ferrées à l’épreuve du climat, ou encore des digues contre les inondations sur le littoral. Soit autant de dispositifs qui contribuent à la protection des populations face à des catastrophes naturelles qui s’aggravent sous l’effet d’un climat en mutation. Après l’ouragan Katrina, par exemple, la reconstruction de la Nouvelle-Orléans a été longue et coûteuse. Une infrastructure résiliente permet des opérations de secours plus rapides et évite de lourdes dépenses à la collectivité.

    La COP23

    La 23e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (la COP23), qui s’est tenue ce mois-ci à Bonn, a souligné l’importance de ce type de projets d’infrastructure. Le financement d’initiatives d’atténuation et d’adaptation était l’un des piliers de la COP23 :  les Fidji, qui ont assuré la présidence de la conférence avec l’appui de l’Allemagne, ont procédé à une émission obligataire équivalent à 50 millions de dollars américains pour financer des projets climatiques (a), avec l’aide du Groupe de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC). Ces obligations « vertes » financeront notamment des écoles et des hôpitaux résistants aux phénomènes météorologiques, ainsi que des ouvrages anti-inondations dans les régions côtières et les vallées fluviales vulnérables, afin de protéger les habitants des Fidji des effets du réchauffement de la planète. Les Fidji sont le premier pays en développement à émettre une obligation verte souveraine, qui vient étoffer un marché en pleine croissance, chiffré à environ 220 milliards de dollars .

    En conclusion, les projets d’infrastructure verte ont un double bienfait : ils atténuent les émissions de GES et renforcent la résilience contre les conséquences du réchauffement planétaire. Et, ce faisant, ils incitent les populations et les pays à trouver ensemble des stratégies communes de lutte contre le changement climatique.

     

    Source: World bank

    Image: DocPlayer.fr

  • 5 gestes simples pour lutter contre la pollution plastique

    Les titres de la presse sont sinistres, et les images poignantes. Une baleine qui meurt en Thaïlande (a) après avoir avalé 80 sacs en plastique. Des tortues piégées dans les anneaux en plastique de packs de canettes. Quant à cette photo d’un petit hippocampe agrippé sur un coton tige, elle a fait le tour du monde. Chaque jour, de l’Indonésie au littoral ouest-africain, les déchets plastiques des océans viennent se déverser sur les plages, tandis que, dans les villes, les cours d’eau sont de plus en plus remplis de ces détritus.

    Mais le monde a pris conscience du danger et, du côté des États comme des entreprises et des populations, on commence à agir. Comment ? En interdisant ou en taxant les produits plastiques à usage unique, en investissant dans la récupération des déchets, en limitant l’utilisation d’emballages en plastique, ou encore en nettoyant les plages. Nous nous efforçons de réduire notre dépendance au plastique, pour sauver la santé de la planète et de ses habitants.

    « Combattons la pollution plastique » : c’est le thème choisi cette année pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement. La Banque mondiale contribue à cet effort collectif en utilisant toute sa gamme d’instruments de financement et de concertation pour aider les pays et les villes à rechercher et financer des solutions au fléau des déchets plastiques marins. Entre autres champs d’action, la Banque mondiale investit stratégiquement dans l’amélioration des systèmes de gestion des déchets urbains, pour lutter à long terme contre ce qui constitue une source majeure de la pollution plastique des océans. Depuis 2000, elle a consacré plus de 4,5 milliards de dollars à l’amélioration de plus de 300 programmes de gestion des déchets ménagers afin de réduire les risques de pollution environnementale. La Banque s’attache aussi à retracer le parcours des déchets dans les océans à travers une série d’analyses des zones critiques de pollution plastique. L’enjeu, ici, est de prioriser les investissements et de mettre en évidence les mesures qui permettront d’obtenir des effets rapides.

    Disposer de bons systèmes de gestion des déchets ménagers, c’est essentiel, mais certainement pas suffisant. Chacun d’entre nous doit s’impliquer, car la lutte contre la pollution plastique passe aussi par des actions individuelles.

    Voici cinq gestes simples que VOUS pouvez adopter — dès AUJOURD’HUI — pour éliminer la pollution plastique :

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  • Des tomates cultivées avec moins d'eau sans perte de qualité

    culture-tomate-Maroc.jpg

    Des experts de la Faculté de Pharmacie et de l’Ecole Technique Supérieure d’Ingénierie Agricole (Etsia) de l’Université de Séville ont publié une étude dans laquelle ils montrent qu’après avoir réduit de plus de 50% la quantité d’eau d’irrigation dans les cultures des tomates cerises,  le produit non seulement maintient sa qualité (commerciale, nutritionnelle et fonctionnelle), mais il y a même une augmentation de la teneur en caroténoïdes, qui sont des composés très intéressants.

    Cela a été publié par la revue internationale renommée Food Chemistry. Les conclusions tirées sont le résultat d’une étude de trois ans, qui s’est concentrée sur deux variétés de tomates cerises et neuf autres types de tomates en automne et au printemps.

    On appelle cette technique «L’irrigation à déficit contrôlé». Elle  consiste à réduire autant que possible l’irrigation au stade le plus résistant de la culture et à augmenter l’approvisionnement en eau à mesure que les plantes deviennent plus sensibles au stress.

    «Il ne s’agit pas d’utiliser la moitié de l’eau, mais d’effectuer une étude sur l’état hydrique de la plante et, si elle est bien consciente de ses besoins, d’irriguer la culture de manière appropriée au moment optimal, “explique Mireia Corell, professeur de sciences agroforestières.

    Les producteurs bénéficieront de cette méthodologie, qui innove dans le domaine des produits hydro-durables avec une consommation réduite d’eau et d’énergie. Il apportera également une valeur ajoutée au consommateur, qui sera en mesure d’acheter un produit plus respectueux de l’environnement avec de meilleures qualités nutritionnelles.

    «Les consommateurs réclament des aliments plus sains pour vivre plus longtemps et mieux, il ne s’agit pas seulement d’augmenter la longévité, mais d’atteindre nos dernières années avec une bonne qualité de vie», explique Antonio J. Meléndez, professeur à la Faculté de pharmacie des États-Unis.

    Le professeur Meléndez dirige un réseau européen de recherche intitulé “Réseau européen pour la recherche et les applications des caroténoïdes dans l’agroalimentaire et la santé” dont l’objectif principal est de faire progresser la recherche et l’innovation dans les caroténoïdes par l’interaction et la coopération entre les scientifiques et les techniciens, entreprises et autres. Ils travaillent également en étroite collaboration avec le Programme ibéro-américain descience et technologie pour le développement (Cyted).

    Source : Hortitecnews